L'idée de
travail est indissociable de la notion d'enfermement pénal et
de punition. La loi du 22 juin 1987 qui supprime l'obligation
du travail pour les condamnés clôt trois siècles d'histoire du
travail forcé en France. Pendant tout le XIXe
siècle et jusqu'en 1927, fut appliqué le système de
l'entreprise générale. Moyennant le payement par l'Etat d'un
prix de journée fixe, sur la base d'un marché passé à Paris
avec l'autorité centrale, l'entrepreneur général des prisons
pourvoyait à toutes les dépenses des détenus et des
personnels. Dans chaque maison centrale, un sous-entrepreneur
gérait le travail des détenus réunis en ateliers communs
(textile, cordonnerie, menuiserie, tôlerie,
imprimerie). Dans les maisons d'arrêt, de petits travaux
(paniers, chaises, fleurs, confettis) pouvaient être effectués
en cellule.
Aujourd'hui, un droit au travail est
institué pour les détenus qui le souhaitent, comme moyen
d'apprentissage de la vie libre, comme moyen également de
participer à son entretien, à celui de sa famille, et
d'indemniser ses victimes. En régime de semi-liberté, en
placement extérieur ou en corvées, le détenu travaille à
l'extérieur de l'établissement. Les principales activités
des ateliers pénitentiaires sont l'imprimerie, la tôlerie,
l'assemblage, la menuiserie, le
textile. |